Comment fonctionne le portage salarial
Le portage salarial repose sur trois acteurs. Vous trouvez vos clients et négociez vos missions. La société de portage signe un contrat commercial avec le client, vous emploie en CDD ou en CDI et transforme le chiffre d’affaires encaissé en salaire. Le client paie une prestation, sans avoir à vous embaucher.
Les avantages
La protection sociale d’un salarié
Vous cotisez à l’assurance chômage, à la retraite de base et complémentaire, et bénéficiez d’une mutuelle, d’une prévoyance et de la couverture accident du travail. À la fin d’un contrat, vous pouvez percevoir l’allocation chômage si vous remplissez les conditions.
L’autonomie d’un indépendant
Vous choisissez vos clients, vos missions, vos tarifs et votre organisation. Le client ne vous impose pas d’horaires comme à un salarié : vous intervenez en expert.
Aucune limite de chiffre d’affaires
Contrairement à la micro-entreprise, plafonnée à 83 600 € pour les services en 2026, le portage n’impose aucun plafond.
Du temps gagné
Facturation, relances, paie, déclarations sociales et fiscales : la société de portage s’en charge. Vous vous concentrez sur vos missions et votre développement commercial.
Un démarrage rapide
Pas de société à créer ni de capital à verser : vous pouvez commencer dès votre première mission signée.
La formation et l’accompagnement
En tant que salarié, vous avez accès à votre compte personnel de formation et aux financements de la branche. Une bonne société de portage vous accompagne aussi sur la gestion de votre activité, votre prospection et votre réseau.
Les inconvénients
Un coût plus élevé
Aux cotisations d’un salarié s’ajoutent les frais de gestion de la société de portage, généralement entre 5 et 10 % du chiffre d’affaires. Selon les frais et vos notes de frais, il vous reste en salaire net environ la moitié du chiffre d’affaires facturé. C’est plus cher qu’une micro-entreprise, mais avec une protection sociale bien supérieure.
Une rémunération minimale à atteindre
La convention collective fixe une rémunération minimale : 70 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale pour un salarié porté junior, soit environ 2 800 € bruts par mois pour un temps plein en 2026, 75 % pour un senior et 85 % au forfait jours. Vos tarifs doivent donc être suffisants pour la financer.
Des métiers et des clients encadrés
Le portage est réservé aux prestations réalisées pour des entreprises, des associations ou des organismes publics. Les services à la personne, les activités réglementées et la vente de marchandises en sont exclus.
Pas de salaire sans mission
Entre deux missions, vous n’êtes pas payé. En CDI, une réserve financière de 10 % du salaire de base de la dernière mission peut être utilisée pendant ces périodes. C’est à vous de trouver vos clients : le portage n’est pas une agence de placement.
Une mission limitée à 36 mois chez le même client
Le portage est fait pour des missions ponctuelles d’expertise. Au-delà de trois ans chez un même client, la loi ne le permet plus.
En bref
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Statut de salarié : chômage, retraite, mutuelle, prévoyance | Frais de gestion de 5 à 10 % du chiffre d’affaires |
| Autonomie dans le choix des clients et des tarifs | Rémunération minimale à atteindre |
| Aucun plafond de chiffre d’affaires | Clients particuliers et certains métiers exclus |
| Gestion administrative prise en charge | Pas de salaire entre deux missions |
| Démarrage rapide, sans création de société | 36 mois maximum chez un même client |
Pour savoir si le portage est fait pour vous, le plus simple est de simuler votre salaire à partir de votre tarif et de votre nombre de jours facturés.
Informations générales, à jour au 27 octobre 2026. Pour votre situation personnelle, contactez un conseiller JAM.

