Deux relations tripartites, deux logiques
Dans les deux cas, trois acteurs interviennent : le professionnel, l’entreprise cliente et une société intermédiaire. Mais les rôles sont inversés.
- En portage salarial, c’est le consultant qui trouve son client, négocie sa mission et son tarif, puis confie la gestion à la société de portage, qui signe un contrat de prestation avec le client et un contrat de travail avec lui.
- En intérim, c’est l’agence qui recrute le salarié et le met à disposition d’une entreprise utilisatrice, qui définit le poste, les horaires et la rémunération.
Le comparatif
| Critère | Portage salarial | Intérim |
|---|---|---|
| Qui trouve la mission ? | Le consultant | L’agence d’intérim |
| Contrats | Contrat de travail (CDD ou CDI) avec la société de portage + contrat de prestation avec le client | Contrat de mission avec l’agence + contrat de mise à disposition avec l’entreprise |
| Autonomie | Forte : pas de lien de subordination avec le client | Faible : l’intérimaire suit les consignes de l’entreprise |
| Rémunération | Fixée par le consultant (TJM), salaire calculé sur le chiffre d’affaires | Fixée par l’entreprise, comme pour un salarié équivalent |
| Fin de mission | Pas d’indemnité de précarité | Indemnité de fin de mission de 10 % (sauf exceptions) |
| Chômage | Oui | Oui |
| Profils | Experts, consultants, formateurs, cadres | Tous niveaux de qualification |
Un cadre juridique différent
Le portage salarial est encadré par le Code du travail (articles L1254-1 et suivants) et par la convention collective de branche du 22 mars 2017. Le salarié porté doit justifier d’une expertise, d’une qualification et d’une autonomie lui permettant de rechercher lui-même ses clients. Une même prestation ne peut pas dépasser 36 mois chez un client, et la convention collective fixe une rémunération minimale exprimée en pourcentage du plafond de la Sécurité sociale.
L’intérim ne peut être utilisé que dans des cas précis : remplacement d’un salarié absent, accroissement temporaire d’activité, emploi saisonnier. La durée d’une mission est en général limitée à 18 mois, renouvellements compris.
Autonomie et rémunération
Le salarié porté choisit ses clients, ses missions et son tarif. Juridiquement salarié de la société de portage, il n’est pas sous la subordination hiérarchique de l’entreprise cliente : il organise librement son travail pour atteindre le résultat convenu.
L’intérimaire, lui, s’intègre à l’organisation de l’entreprise utilisatrice. Il est payé au même niveau qu’un salarié de qualification équivalente, et perçoit à la fin de la mission une indemnité de fin de mission et une indemnité de congés payés, chacune égale à 10 % de la rémunération brute.
Protection sociale : comparable
Salarié porté et intérimaire relèvent tous deux du régime général : assurance maladie, retraite, prévoyance, assurance chômage. En portage, la société de portage souscrit en plus une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant vos missions et une garantie financière qui sécurise le paiement des salaires.
Et pour l’entreprise cliente ?
Le portage permet d’accéder à une expertise ponctuelle, pour une tâche qui ne relève pas de son activité normale et permanente ou qui nécessite une compétence dont elle ne dispose pas, sans embauche. L’intérim répond plutôt à un besoin de main-d’œuvre temporaire sur un poste existant.
Quel statut pour vous ?
Si vous êtes un professionnel expérimenté, capable de trouver et de négocier vos missions, le portage salarial vous offre la liberté d’un indépendant avec la sécurité d’un salarié. Pour en savoir plus, consultez les métiers concernés par le portage salarial ou contactez JAM.
Informations générales, à jour au 21 octobre 2026. Pour votre situation personnelle, contactez un conseiller JAM.

