Avant de choisir : trois questions à se poser
- Pourquoi devenir freelance ? Liberté d’organisation, envie d’entreprendre, reconversion : une motivation claire aide à tenir dans la durée.
- À quel besoin répondez-vous ? Votre offre doit résoudre un problème précis pour vos clients.
- Qu’est-ce qui vous distingue ? Expertise, expérience, méthode : c’est ce qui justifiera votre tarif.
Viennent ensuite les questions qui orientent le choix du statut : chiffre d’affaires prévisionnel, frais à engager, besoin de protection sociale, temps que vous êtes prêt à consacrer à l’administratif.
La micro-entreprise
C’est le statut le plus simple pour démarrer : création en ligne, cotisations calculées sur le chiffre d’affaires encaissé, comptabilité allégée.
- Plafonds de chiffre d’affaires 2026-2028 : 83 600 € pour les prestations de services et activités libérales, 203 100 € pour la vente.
- TVA : franchise en base sous un seuil de chiffre d’affaires (37 500 € pour les prestations de services), avec des règles propres distinctes des plafonds du régime micro.
- Limites : les frais réels ne sont pas déductibles, la protection sociale est plus faible que celle d’un salarié et il n’y a pas d’assurance chômage. Certains grands comptes refusent aussi de travailler avec des micro-entrepreneurs.
L’entreprise individuelle (EI) au régime réel
L’EI permet de déduire ses charges réelles, au prix d’une comptabilité plus complète. Depuis le 15 mai 2022, l’entrepreneur individuel bénéficie d’une séparation automatique entre patrimoine personnel et patrimoine professionnel : ses biens personnels ne répondent plus, en principe, des dettes professionnelles. Il relève de la sécurité sociale des indépendants, sans assurance chômage.
La société : EURL ou SASU
Une société crée une personne morale distincte : responsabilité limitée aux apports, crédibilité, possibilité de se rémunérer en salaire et/ou en dividendes. En contrepartie : statuts, immatriculation, comptabilité complète, expert-comptable, frais bancaires.
- EURL : le gérant majoritaire relève du régime des indépendants.
- SASU : le président est assimilé salarié (régime général), mais sans assurance chômage, et les cotisations sur sa rémunération sont élevées.
Pour un comparatif détaillé, lisez Portage salarial ou SASU : quel statut choisir ?
Le portage salarial : l’indépendance avec la sécurité du salariat
Avec le portage salarial, vous trouvez vos clients et négociez vos missions, puis la société de portage s’occupe de tout le reste : contrat de prestation avec le client, facturation, encaissement, bulletin de paie, déclarations sociales et fiscales.
- Aucune création d’entreprise : vous démarrez dès votre première mission.
- Statut de salarié : régime général, retraite, mutuelle, et surtout assurance chômage.
- Frais professionnels remboursés sans cotisations.
- Pas de plafond de chiffre d’affaires.
- Facturation électronique gérée par la société de portage, obligatoire à partir de septembre 2026.
- Accompagnement : conseils sur vos contrats et votre tarif, formations, réseau.
Le portage implique des frais de gestion (en général 5 à 10 % du chiffre d’affaires) et suppose d’avoir des missions facturables.
En résumé
| Critère | Micro-entreprise | EI au réel | EURL / SASU | Portage salarial |
|---|---|---|---|---|
| Création | Simple | Simple | Plus lourde | Aucune |
| Gestion | Allégée | Comptabilité complète | Comptabilité complète | Déléguée |
| Plafond de CA | Oui | Non | Non | Non |
| Frais réels déductibles | Non | Oui | Oui | Oui (remboursés) |
| Assurance chômage | Non | Non | Non | Oui |
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Informations générales, à jour au 21 octobre 2026. Pour votre situation personnelle, contactez un conseiller JAM.

