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Statuts

Devenir travailleur indépendant : quel statut choisir et comment se lancer ?

Être travailleur indépendant, c’est exercer en autonomie, sans lien de subordination avec un employeur. Mais le statut choisi change tout : protection sociale, fiscalité, responsabilité, chômage. Et en portage salarial, reste-t-on indépendant ?

Mis à jour le 21 octobre 2026 · 7 min de lecture

Devenir travailleur indépendant : quel statut choisir et comment se lancer ?

Qu’est-ce qu’un travailleur indépendant ?

Un travailleur indépendant choisit ses clients, ses missions, ses tarifs et son organisation. Juridiquement, il peut exercer sous plusieurs formes : micro-entreprise, entreprise individuelle, société (EURL, SASU)… ou en portage salarial, qui lui donne le statut de salarié tout en préservant son autonomie.

Ce que change le choix du statut

  • Les cotisations et la protection sociale : sécurité sociale des indépendants ou régime général.
  • La fiscalité : impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés.
  • La responsabilité sur les dettes professionnelles.
  • L’assurance chômage, réservée aux salariés.
  • Les formalités de création et de gestion.

Les principaux statuts

Micro-entreprise et entreprise individuelle

Faciles à créer, elles conviennent pour démarrer. La micro-entreprise est plafonnée (83 600 € de chiffre d’affaires pour les services en 2026) et ne permet pas de déduire ses frais réels. Depuis 2022, le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel est protégé par défaut des dettes professionnelles. Pas d’assurance chômage.

EURL et SASU

Elles séparent clairement l’activité de la personne et offrent de la souplesse (rémunération, dividendes), avec des formalités et une comptabilité plus lourdes. Le président de SASU est assimilé salarié, mais ni lui ni le gérant d’EURL ne cotisent à l’assurance chômage.

Le portage salarial

Le consultant signe un contrat de travail avec une société de portage, qui facture ses clients et lui verse un salaire. Il reste indépendant dans son activité : c’est lui qui prospecte, choisit ses missions, fixe son tarif et organise son travail. La société de portage n’intervient pas dans la relation avec le client, sauf pour vous conseiller si vous le souhaitez.

Pourquoi le portage salarial pour se lancer ?

  • Zéro formalité de création : ni statuts, ni immatriculation, ni comptabilité.
  • Le régime général de la Sécurité sociale : maladie, accidents du travail, retraite, mutuelle, prévoyance.
  • L’assurance chômage : vos droits continuent de se constituer, et vous pouvez cumuler allocation et missions.
  • Vos frais professionnels remboursés, hors cotisations et impôt.
  • La formation : en tant que salarié, vous accédez aux financements de la formation professionnelle.
  • La sécurité : RC Pro souscrite par la société de portage et garantie financière qui protège vos salaires.

En contrepartie, la société de portage prélève des frais de gestion (en général 5 à 10 % du chiffre d’affaires), et il faut des missions facturables pour se verser un salaire.

Comparatif rapide

| Micro-entrepriseEURL / SASUPortage salarial
CréationSimple et rapideFormalités et coûtsAucune
Protection socialeIndépendantsIndépendants (EURL) ou assimilé salarié (SASU)Régime général salarié
Assurance chômageNonNonOui
GestionAllégéeComptabilité complèteDéléguée à la société de portage

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Informations générales, à jour au 21 octobre 2026. Pour votre situation personnelle, contactez un conseiller JAM.

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