Deux logiques différentes
L’auto-entrepreneur est un entrepreneur individuel : il facture lui-même ses clients, déclare son chiffre d’affaires et paie des cotisations forfaitaires à l’Urssaf.
Le salarié porté trouve ses clients et négocie ses missions, mais c’est la société de portage qui facture le client et lui verse un salaire, après déduction des cotisations et de ses frais de gestion. Il est salarié, avec un contrat de travail.
Le comparatif 2026
| Portage salarial | Micro-entreprise | |
|---|---|---|
| Statut | Salarié (CDD ou CDI) | Travailleur indépendant |
| Plafond de chiffre d’affaires | Aucun | 83 600 € par an pour les prestations de services (2026-2028) |
| Cotisations | Cotisations salariales et patronales, plus frais de gestion | Taux forfaitaire sur le chiffre d’affaires, de l’ordre de 21 à 26 % selon l’activité |
| Assurance chômage | Oui, comme tout salarié | Non (allocation des travailleurs indépendants, très restrictive) |
| Retraite | Régime général et Agirc-Arrco (cadre le plus souvent) | Droits plus faibles, calculés sur un revenu forfaitaire |
| Mutuelle et prévoyance | Incluses, comme tout salarié | À souscrire soi-même |
| TVA | Gérée par la société de portage | Franchise jusqu’à 37 500 € de chiffre d’affaires en services, puis TVA à facturer et déclarer |
| Frais professionnels | Remboursés en notes de frais | Non déductibles (abattement forfaitaire pour l’impôt) |
| Gestion administrative | Prise en charge | À faire soi-même (factures, relances, déclarations) |
| Clients | Entreprises, associations et organismes publics | Tous, y compris les particuliers |
| Activités | Prestations intellectuelles et de service, sans stock | Presque toutes, y compris la vente |
Les atouts de la micro-entreprise
- Le coût : pas de frais de gestion et des cotisations calculées sur le seul chiffre d’affaires encaissé. Pour une petite activité, c’est souvent la formule la moins chère.
- La simplicité : une inscription en ligne suffit, et l’ACRE réduit les cotisations la première année (exonération ramenée à 25 % depuis le 1er juillet 2026).
- La liberté de clientèle : vous pouvez travailler pour des particuliers et exercer des activités exclues du portage.
Les atouts du portage salarial
- La protection sociale d’un salarié : chômage à la fin d’un contrat, retraite de cadre, mutuelle, prévoyance.
- Aucun plafond : votre chiffre d’affaires peut croître sans changement de statut. En micro-entreprise, au-delà de 83 600 € deux années de suite, vous basculez au régime réel.
- La crédibilité auprès des grands comptes : beaucoup d’entreprises préfèrent contractualiser avec une société de portage, qui assume les obligations de vigilance et dispose d’une garantie financière.
- Le temps gagné : facturation, relances et déclarations sont gérées pour vous.
Peut-on cumuler les deux ?
Oui, à condition qu’il s’agisse d’activités distinctes, chacune avec ses propres clients. Par exemple, du conseil aux entreprises en portage salarial et des ateliers pour particuliers en micro-entreprise.
En bref : quel statut choisir ?
- Plutôt micro-entreprise si votre activité est modeste ou ponctuelle, si vos clients sont des particuliers, ou si vous vendez des produits.
- Plutôt portage salarial si vous travaillez pour des entreprises, si vous visez un chiffre d’affaires élevé, ou si vous voulez garder le chômage, la retraite de cadre et la tranquillité administrative.
Le plus sûr est de comparer vos revenus nets dans les deux cas. Nos conseillers JAM peuvent faire la simulation avec vous.
Informations générales, à jour au 27 octobre 2026. Pour votre situation personnelle, contactez un conseiller JAM.

